Etreintes brisées (Los abrazos rotos)

Pedro Almodóvar, 2009 (Espagne)

Les étreintes sont brisées et les photos déchirées. La séparation ne confine-t-elle pas déjà au dédoublement ? Pedro Almodóvar recourt au thème du double dans un mélo faussement policier avec l’intention d’étreindre amoureusement le cinéma. Parle avec elle (2001), La mauvaise éducation (2003) et Volver (2005) adoptaient un ton ou des sujets plutôt graves (le réalisateur puisait dans ses souvenirs d’enfance pour La mala educación, évoquait la mort d’une mère dans Volver…). Pour ces étreintes, Almodóvar se libère de cette sévérité, opte pour les fausses pistes et une angoisse enflée à en devenir amusante.

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Jeux dangereux (To be or not to be)

Ernst Lubitsch, 1942 (États-Unis)

Jeux dangereux fait partie de ces œuvres qui portent directement sur la Seconde Guerre mondiale, réalisées et quelquefois sorties pendant la guerre. Ernst Lubitsch avait dénoncé le stalinisme dans Ninotchka en 1939, trois ans plus tard, il s’attaque au nazisme et loue la résistance au travers de ces Jeux dangereux, un peu à la manière de Casablanca de Michael Curtis aussi projeté pour la première fois en 1942 aux Etats-Unis. Durant les mois qui séparent la sortie de ces deux films en salles (entre mars et novembre), les victoires des Alliés sur de nombreux fronts obligent les forces de l’Axe à reculer. Continuer la lecture Jeux dangereux (To be or not to be)→

2001 : l’odyssée de l’espace

Stanley Kubrick, 1968 (États-Unis, Royaume-Uni)

Difficile de parler de science-fiction sans parler de 2001 : l’odyssée de l’espace. Difficile même de parler de cinéma tout court, sans évoquer ce chef-d’œuvre. D’aucuns diront que j’ai dès le début signalé toute mon adoration pour le film et qu’il ne faudra donc pas s’attendre à ce que cette note soit très objective. Je ne chercherai d’ailleurs pas à l’être tant la vision de ce film sur grand écran dans sa version « remasterisée » (comprendre nettoyage de pellicule et du son et non pas nouvelles scènes ajoutées façon Star Wars) est une claque monumentale pour l’athée et simple mortel que je suis. Continuer la lecture 2001 : l’odyssée de l’espace→