Pretty woman

Garry Marshall, 1990 (États-Unis)

Cette même année Nicolas Cage en veste peau de serpent et Laura Dern en mini-jupe et cuissardes embrasent les routes américaines de leur amour rock ‘n’ roll (Sailor et Lula de Lynch). Julia Roberts conserve la jupe courte et les cuissardes mais Richard Gere, plus classique, endosse le costume et met la cravate. Garry Marshall préfère invoquer un romantisme sage (Charade, Stanley Donen, 1963) et faire de la pop et d’un peu d’opéra l’essentiel de la BO du film. Continuer la lecture Pretty woman

District 9

Neill Blomkamp, 2009 (Nouvelle-Zélande, États-Unis)


Le fantastique et la SF tentent de renouveler leur forme, de gagner en réalisme et de susciter davantage d’effroi. La mode technique et narrative du Projet Blair witch (D. Myrick, E. Sanchez, 1999) ne s’est pas déclenchée de suite. Il a fallu attendre presque dix ans Continuer la lecture District 9

La maison de Dracula

Erle C. Kenton, 1945 (États-Unis)

Les recherches médicales du docteur Edelmann sont prometteuses. A ce point que tous les monstres du coin le supplient de trouver une solution à leur triste condition. Ainsi, pour détruire le parasite qui transforme le baron Latos en vampire (John Carradine [1]), le médecin préconise l’introduction d’une antitoxine par transfusion sanguine [2]. Le cas de Lawrence Talbot (Lon Chaney Jr.) est différent. Continuer la lecture La maison de Dracula

Quoi de neuf pussycat ?

Clive Donner, 1965, (États-Unis, France)

On ne rit pas, on trouve le temps long… En dernière partie, la séquence du château Chantelle, dont les portes de chambres et de placards claquent et claquent à nouveau, ressemble à du mauvais boulevard. Avant cela, l’histoire a peiné pour déballer son lots de blagues et d’incidents burlesques. Les beaux garçons et les jolies filles n’ont pas non plus suffi à passer le temps (Peter O’Toole, Romy Schneider, Capucine ou Ursula Andress qui, elle, revêt tour à tour une combinaison de parachutiste, un collant soulignant outrageusement ses formes, le phantasme de Woody Allen !, et un bikini). Peter Sellers est bien meilleur dirigé par Blake Edwards. Clive Donner et Charles K. Feldman (qui avait produit Un tramway nommé désir de Kazan, 1951, et Sept ans de réflexion de Wilder, 1955) sont à l’origine d’un film aussi médiocre que Casino Royale (même producteur et sorti deux ans plus tard).

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