Alain Raoust, 2026 (France)
Quatre histoires se succèdent pour raconter les amours précieuses de gens ordinaires. Ils fréquentent tous un camping fermé voué à disparaître. Selon les acteurs et les dialogues, il est des segments plus réussis que d’autres. Je retiens surtout les personnages abîmés, peu sûr d’eux-mêmes ou à qui il manque d’être mieux soutenus (Florence Loiret Caille, Grégory Montel ou Estelle Meyer). Le récit se veut éclaté, opère des flash-backs pour finalement réorganiser son unité en studio dans une radio locale. Ce qui motive le filme est aimable. On regrette seulement les creux et les moments d’égarements (par exemple lors des allées et venues de Philippe Rebbot). Ça part des fois à vau-l’eau, c’est sûr, mais ce qui est défendu ici peut excuser quelques errances.

