La femme d’à côté

François Truffaut, 1981 (France)


Jeunes, Mathilde et Bernard ont connu ensemble des amours tumultueuses. Ils se sont séparés, ont refait leur vie. Bien plus tard, le hasard les rapproche à nouveau. Dans la campagne grenobloise, Mathilde s’installe avec son époux dans la maison voisine de celle de Bernard et de sa femme. La situation est mise en place très explicitement mais une foule de choses reste invisible à l’écran. Avec Le dernier métro (1980) et Vivement dimanche ! (1984), La femme d’à côté fait partie des dernières réalisations de François Truffaut : un cinéma de l’intime, complexe, déployant discrètement sa mise en scène pour renforcer et embellir le sujet. Continuer la lecture La femme d’à côté

Les valseuses

Bertrand Blier, 1974 (France)

« On n’est pas bien là ? », Gérard Depardieu laisse cette réplique devenue, avec d’autres, fameuse (elle sert encore aujourd’hui, souvent médiocrement, à le caricaturer). Depardieu et Patrick Dewaere, excellent, incarnent Jean-Claude et Pierrot, deux chiens fous qui ignorent le concept de propriété privée, deux jeunes marginaux sympathiques malgré tout. Alors que Bertrand Blier s’est fait vilipender pour ce film* (sorti entre les présidences de Pompidou et de Giscard d’Estaing), et même s’il n’est pas un très grand film, plus de trente ans après, Les valseuses reste une référence du cinéma français. Continuer la lecture Les valseuses

La nuit

Michelangelo Antonioni, 1961 (Italie)

Un enfant pleure dans une impasse. Lidia regarde la pendule cassée qui gît au sol. Sa main caresse un mur décrépit… Giovanni, lui, regarde les autres jeunes femmes. Après dix années de mariage, leur amour à tous deux s’est étiolé et la nuit qu’ils s’apprêtent à passer, à la fois ensemble et séparés, révèle les difficultés auxquelles leur couple doit faire face. Continuer la lecture La nuit

Maman et la putain, La

Jean Eustache, 1973 (France)

Le synopsis tient en une poignée de mots : Alexandre (Jean-Pierre Léaud) et ses amours compliquées (Bernadette Lafont, Françoise Lebrun). Le film tient en plus de trois heures trente. Il appartient à la Nouvelle Vague et il intéresse surtout pour ce qu’il dit à une époque quelque peu secouée en matière de sexualité Continuer la lecture Maman et la putain, La