Michel Gondry, 2004 (États-Unis)
Souvenirs à trier. Dans des cartons étiquetés pour les conserver, dans des sacs poubelles pour les jeter. Continuer la lecture Eternal sunshine of the spotless mind
"Je ne tremblote pas, je vois tout"
Michel Gondry, 2004 (États-Unis)
Souvenirs à trier. Dans des cartons étiquetés pour les conserver, dans des sacs poubelles pour les jeter. Continuer la lecture Eternal sunshine of the spotless mind
Sofia Coppola, 2003 (États-Unis)
Sofia Coppola commence son film par un long plan fixe sur la culotte légèrement transparente de Scarlett Johansson. La tête de l’actrice n’est pas dans le champ. Elle est couchée de côté sur le lit. Nous ne voyons que le bas de son dos et ses fesses. Les lignes de son corps et le lit dessinent des horizontales qui nous font tergiverser et déjà nous perdent… Le titre apparaît : Lost in translation. Continuer la lecture Lost in translation
Fritz Lang, 1944 (États-Unis)
Le professeur Richard Wanley (Edward G. Robinson), qui occupe une chaire de criminologie au Gotham College, donne un cours sur la psychologie de l’homicide : « Le commandement « tu ne tueras point » doit être interprété en fonction des mobiles de l’homicide [… ] La légitime défense ne doit pas être jugée au même titre que le meurtre par intérêt ». Pendant son discours, Continuer la lecture La femme au portrait
Carlos Saura, 1976 (Espagne)
Petite fille, Ana a vu sa mère se tordre de douleur dans son lit et s’éteindre. De même, son père militaire meurt avec sa maîtresse presque sous ses yeux. Elle et ses sœurs sont alors confiées à la tante très soucieuse que l’ordre soit maintenu dans la grande maison madrilène. En 1975, au moment où le film se fait, seules des machines retiennent Franco à la vie. Dans le film, la tante incarne en quelque sorte le gouvernement de transition mis en place à cette époque-là en Espagne. Cría cuervos n’est pas seulement la métaphore critique d’un régime mortifère mais aussi une œuvre profonde sur l’enfance. Continuer la lecture Cría cuervos
La Kinopithèque, florilège 2008
La toute jeune Kinopithèque fait la grimace, cligne des yeux, s’habitue à la lumière qui vient de se rallumer et sort de la salle. Que retenir de ces douze mois de cinéma ? Que reste-t-il dans la grosse trombine de l’animal ? Tous les métrages vus ont-ils décantés de la même manière ? Ou bien certains films appréciés sont-ils aussitôt tombés dans l’oubli, noyés par le flot d’images dont se nourrie continuellement la bête gloutonne ? L’année 2008 s’achève et il est temps d’extraire de ces douze mois le meilleur. Voici avec ou sans classement, les dix films retenus et sélectionnés pour l’année par ceux qui animent le monstre.