HULK

Ang Lee, 2003 (États-Unis)

Peu ont apprécié ce que le réalisateur de Raison et sentiments (1995) et de Tigre et dragon (2000) a fait du personnage créé par Stan Lee et Jack Kirby en 1962. Pourtant Ang Lee a fait de Hulk un être complexe. Il a su exploiter toute la potentialité d’une créature à la fois inspirée par le monstre de Frankenstein (la référence commune au scénariste et au dessinateur de Marvel est Boris Karloff filmé par James Whale en 1931) et par le Dr Jeckyll et Mr Hide (peut-être la fameuse version de Victor Fleming sortie en 1941). Le réalisateur taïwanais a, en outre, enrichi son récit d’une relation père-fils inédite pour un personnage de BD porté sur grand écran. Continuer la lecture HULK

Les sept jours (Shiva)

Ronit Elkabetz et Shlomi Elkabetz, 2008 (France, Israël)

Israël en 1991. Les sept jours sont sept jours de deuil durant lesquels, selon la tradition juive, après l’enterrement, toute la famille reste enfermée dans la maison du mort pour se recueillir et le pleurer. Ronit et Shlomi Elkabetz font le choix pour ce huis clos d’une mise en scène épurée et valorisent dialogues et personnalités. Continuer la lecture Les sept jours (Shiva)

L’arme fatale 3

Richard Donner, 1992 (États-Unis)


La recette est certes éprouvée (premier épisode en 1987) mais le genre loin d’être amorti. Avec son équipe, Richard Donner, pour ce troisième « Lethal weapon », se permet de toutes petites nouveautés. Elles suffisent à redynamiser une franchise qui, avec le temps et les multiples rediffusions, s’est affadie. Continuer la lecture L’arme fatale 3

Rashomon

Akira Kurosawa, 1950 (Japon)

Kyoto, capitale du Japon, à l’époque de Heian*. A l’abri d’une pluie torrentielle, sous la porte des démons (« Rasho-mon »), un bonze et un bûcheron évoquent une histoire criminelle à laquelle ils ont en partie assisté et qui les décontenance. Un roturier prête l’oreille à leur récit mais, lui, ne paraît guère surpris. Continuer la lecture Rashomon

Les valseuses

Bertrand Blier, 1974 (France)

« On n’est pas bien là ? », Gérard Depardieu laisse cette réplique devenue, avec d’autres, fameuse (elle sert encore aujourd’hui, souvent médiocrement, à le caricaturer). Depardieu et Patrick Dewaere, excellent, incarnent Jean-Claude et Pierrot, deux chiens fous qui ignorent le concept de propriété privée, deux jeunes marginaux sympathiques malgré tout. Alors que Bertrand Blier s’est fait vilipender pour ce film* (sorti entre les présidences de Pompidou et de Giscard d’Estaing), et même s’il n’est pas un très grand film, plus de trente ans après, Les valseuses reste une référence du cinéma français. Continuer la lecture Les valseuses