La comtesse

Julie Delpy, 2009 (France, Allemagne)

Julie Delpy se faisait déjà un jus de cœur broyé avec un mixeur dans Le loup-garou de Paris (Anthony Waller, 1997). Pour son deuxième long métrage en tant que réalisatrice (et scénariste et productrice et compositrice), sans toucher à la blancheur de son teint, elle se fait comtesse sanglante. Continuer la lecture La comtesse

Thirst, ceci est mon sang (Bak-jwi)

Park Chan-wook, 2009 (Corée du Sud)

Il n’est pas bon de partager le don obscur avec n’importe qui. Surtout si l’amoureuse n’est pas celle qu’elle prétend… Sujet volontaire d’une expérience visant à traiter une maladie nouvelle, le prêtre Sang-Hyun* subit à la suite d’une transfusion sanguine de dérangeantes transformations**. Entre l’horreur suscitée par le monstre naissant en lui Continuer la lecture Thirst, ceci est mon sang (Bak-jwi)

La maison de Dracula

Erle C. Kenton, 1945 (États-Unis)

Les recherches médicales du docteur Edelmann sont prometteuses. A ce point que tous les monstres du coin le supplient de trouver une solution à leur triste condition. Ainsi, pour détruire le parasite qui transforme le baron Latos en vampire (John Carradine [1]), le médecin préconise l’introduction d’une antitoxine par transfusion sanguine [2]. Le cas de Lawrence Talbot (Lon Chaney Jr.) est différent. Continuer la lecture La maison de Dracula

I vampiri

Riccardo Freda, 1956 (Italie)

De jeunes filles disparaissent et sont retrouvées exsangues, baignant dans la Seine pour la dernière d’entre elles. La police suit la piste du tueur en série que tous appellent « le vampire ». Le journaliste Pierre Lantin, incarné par le pâle Dario Michaelis, aussi. Continuer la lecture I vampiri

Entretien avec un vampire

Neil Jordan, 1994 (États-Unis)

Ainsi renaît le vampire. Depuis les teintes de velours de la Hammer, entre Le cauchemar de Dracula (1958) et Dracula vit toujours à Londres (1974), Christopher Lee y incarnait le célèbre comte roumain, les vampires avaient été réduits à l’état de monstres sauvages, embarrassés par leur état, condamnés à errer dans quelque no man’s land américain (Génération perdue de Joel Shumacher, 1987, et la même année Aux frontières de l’aube de Kathryn Bigelow). Après une période peu glorieuse, durant laquelle nous l’aurions préférée reposant à l’abri de la lumière, la créature voit toute son aura restituée lorsque Francis Ford Coppola adapte le roman de Bram Stocker (Dracula, 1992). Puis, grâce à Neil Jordan, le vampire resplendit enfin sur le monde moderne. Continuer la lecture Entretien avec un vampire