L’âge de glace 3, le temps des dinosaures

Carlos Saldanha, 2009 (États-Unis)

Tout comme Shrek (Andrew Adamson, Vicky Jenson, 2001) ou Madagascar (Eric Darnell, Tom McGrath, 2005 et 2008 pour le 2), on ne change pas une équipe qui gagne : la formule est bien rodée, alors on prend les mêmes et on recommence ! Malgré ce sentiment de déjà-vu, force est de constater que ça fonctionne toujours aussi bien. Ce troisième volet de L’âge de glace redonne vie à nos personnages préhistoriques préférés plus quelques autres : Continuer la lecture L’âge de glace 3, le temps des dinosaures

La guerre des mondes

Byron Haskin, 1953 (Etats-Unis)

Ni fusils, ni canons, ni même la bombe atomique si effrayante ne parvient à les détruire. Les Martiens envahissent la Terre et les scientifiques estiment à six jours le délai nécessaire aux extraterrestres pour anéantir toute trace de la civilisation humaine (« autant de temps qu’il en a fallu au Créateur pour lui donner naissance »). Continuer la lecture La guerre des mondes

Whatever works

Woody Allen, 2009 (États-Unis)

Un film par an, Woody Allen tient le rythme ! Et la cadence de ses sorties n’entache pas la qualité de ses œuvres si l’on en juge par ses dernières productions : j’avais beaucoup aimé Vicky Cristina Barcelona (2008) et adoré Match point (2005)*. Si avec ces derniers films le génialissime réalisateur new-yorkais a exploré de nouveaux domaines (le polar notamment) et de nouvelles villes (Londres et Barcelone) tout en conservant son ton et son humour si particuliers, Whatever works marque le retour du plus pur style Woody Allen Continuer la lecture Whatever works

L’armée des ombres

Jean-Pierre Melville, 1969 (France, Italie)

Dans l’histoire racontée par Melville, la Résistance est un réseau de l’ombre auquel tous les Français sous l’Occupation participent. Du coiffeur barbier (Serge Reggiani) presque antipathique (pire, collabo craint-on un instant), bienveillant en réalité (ce que prouve un geste simple quand il tend son pardessus au fuyard), à l’aventurier rencontré au comptoir d’un café (Jean-Pierre Cassel) Continuer la lecture L’armée des ombres

Etreintes brisées (Los abrazos rotos)

Pedro Almodóvar, 2009 (Espagne)

Les étreintes sont brisées et les photos déchirées. La séparation ne confine-t-elle pas déjà au dédoublement ? Pedro Almodóvar recourt au thème du double dans un mélo faussement policier avec l’intention d’étreindre amoureusement le cinéma. Parle avec elle (2001), La mauvaise éducation (2003) et Volver (2005) adoptaient un ton ou des sujets plutôt graves (le réalisateur puisait dans ses souvenirs d’enfance pour La mala educación, évoquait la mort d’une mère dans Volver…). Pour ces étreintes, Almodóvar se libère de cette sévérité, opte pour les fausses pistes et une angoisse enflée à en devenir amusante.

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