Frankenweenie

Tim Burton, 2012 (États-Unis)

Avec deux boulons plantés dans le cou d’un Frankenweenie jadis enterré par Disney, ainsi qu’une énergie nouvelle dont la recharge a pu paraître un brin longuette (entre Sleepy hollow en 1999 et Sweeney Todd en 2008), Tim Burton transforme le court de ses débuts en un long animé tout à fait réjouissant. Continuer la lecture Frankenweenie

Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street

Tim Burton, 2008 (États-Unis)

Quelques mois après l’avoir vu, je constate que tout le sang déversé à l’écran par les bobines du dernier Tim Burton n’a pas encore entièrement séché. Le petit plaisir que j’ai eu à voir Sweeney Todd n’est en rien altéré par le laps de temps écoulé ni par le chemin du film dans mon esprit. Pour concocter ses mixtures gothico-fantaisistes, dont certaines furent très savoureuses, le réalisateur dégingandé à la coiffure expérimentale Continuer la lecture Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street

Django unchained

Quentin Tarantino, 2012 (États-Unis)


Le blanc partout étend son emprise. Du coton dans les plantations à la maison des maîtres, des hautes colonnes du perron vers le ciel en surexposition. A Candyland (le « pays des délices »), même le gâteau est blanc. Django, lui, est noir. Continuer la lecture Django unchained

The master

Paul Thomas Anderson, 2013 (États-Unis)

The Master n’est pas promis au succès public que plusieurs œuvres de P.T. Anderson ont connu. Il est pourtant le film le plus important qu’il nous ait offert à ce jour, car il y renonce à plaire pour commencer à véritablement expérimenter. Continuer la lecture The master