Carnets de voyage

Walter Salles, 2004 (Brésil, Chili, Pérou, Argentine, États-Unis)

Ces Diarios de Motocicleta (titre original) sont inspirés du journal tenu par Ernesto Rafael Guevara de la Serna (Notas de viaje) lors de sa traversée de l’Amérique andine en 1952, ainsi que du récit qu’en a fait plus tard Alberto Granado, l’ami qui l’a accompagné. A travers ce road-movie, le Brésilien Walter Salles imagine et reconstruit ce qui a fait l’intérêt de ce voyage pour celui qui n’est pas encore devenu le Che, la figure révolutionnaire majeure de la seconde moitié du XXe siècle. Continuer la lecture Carnets de voyage→

Deux sœurs pour un roi

Justin Chadwick, 2008 (Royaume-Uni)

Henri VIII se préoccupe de sa succession au trône d’Angleterre. Catherine d’Aragon, sa première femme, ne lui donne qu’un enfant mort né. Bientôt, ses inclinaisons amoureuses le portent devant l’une, puis l’autre des jeunes sœurs d’une famille aristocratique, les Boleyn. Derrière les chassé-croisés amoureux, Justin Chadwick s’intéresse bien plus aux intrigues de cour et à un incessant jeu de dupes qu’à leurs conséquences politiques qu’il néglige totalement. Continuer la lecture Deux sœurs pour un roi→

Wallace & Gromit, le mystère du lapin-garou

Nick Park et Steve Box, 2005 (Royaume-Uni, États-Unis)

A chaque puissance son animation d’excellence : les antiques studios Disney dépoussiérés par Pixar aux Etats-Unis, Ghibli et autre I.G. au Japon, et les Britanniques d’Aardman en Europe. Certes les productions de ces derniers sont plus rares (et jusqu’à récemment épaulées, ne l’ignorons pas, par le géant américain Dreamworks)… Mais également parfois plus précieuses (même si une comparaison avec les œuvres de Miyazaki-san serait osée). Wallace, Gromit et ce mystérieux lapin-garou sont la preuve que les artistes inspirés sont encore capables d’extraire des joyaux de cette bonne vieille pâte à modeler. Continuer la lecture Wallace & Gromit, le mystère du lapin-garou→

21 grammes

Alejandro González Iñárritu, 2002 (États-Unis)

Ils sont nus, Paul est assis sur le lit, Cristina dort encore. Il la regarde. La lumière blanche du jour entre partout dans la pièce. Un homme et deux petites filles s’apprêtent à quitter une cafétéria. Cristina assise parmi d’autres explique qu’elle a été malade, qu’elle a changé à la naissance de la première de ses filles et que son mari la soutient depuis longtemps. Jack, cheveux poivre et sel, les yeux cernés et couvert de tatouages, fait la morale à un petit voyou dans un réfectoire. Ici, entre deux fenêtres de lumière, une croix d’église. Ils sortent et le premier montre au second sa camionnette : « Jésus voulait que je l’ai ». Continuer la lecture 21 grammes→