Rashomon

Akira Kurosawa, 1950 (Japon)

Kyoto, capitale du Japon, à l’époque de Heian*. A l’abri d’une pluie torrentielle, sous la porte des démons (« Rasho-mon »), un bonze et un bûcheron évoquent une histoire criminelle à laquelle ils ont en partie assisté et qui les décontenance. Un roturier prête l’oreille à leur récit mais, lui, ne paraît guère surpris. Continuer la lecture Rashomon→

Les valseuses

Bertrand Blier, 1974 (France)

« On n’est pas bien là ? », Gérard Depardieu laisse cette réplique devenue, avec d’autres, fameuse (elle sert encore aujourd’hui, souvent médiocrement, à le caricaturer). Depardieu et Patrick Dewaere, excellent, incarnent Jean-Claude et Pierrot, deux chiens fous qui ignorent le concept de propriété privée, deux jeunes marginaux sympathiques malgré tout. Alors que Bertrand Blier s’est fait vilipender pour ce film* (sorti entre les présidences de Pompidou et de Giscard d’Estaing), et même s’il n’est pas un très grand film, plus de trente ans après, Les valseuses reste une référence du cinéma français. Continuer la lecture Les valseuses→

Paysages manufacturés

Jennifer Baichwal, 2007 (Canada)


« C’est une vue très grande. Il est difficile d’y voir les détails », commente un Chinois qui vient d’être pris en photo et qui en apprécie le résultat. La remarque peut aussi bien s’appliquer au travail de Jennifer Baichwal qui s’intéresse, dans Paysages manufacturés, au travail du photographe Edward Burtynsky. Les paysages qui apparaissent à l’écran sont vastes et multiples. Ils ont pour point commun leur gigantisme et d’être le produit d’activités humaines. Ils sous-entendent également toute la nuisance de l’homme pour l’environnement et pour lui-même. Le propos qui les accompagne n’est pas clair. Continuer la lecture Paysages manufacturés→

La nuit

Michelangelo Antonioni, 1961 (Italie)

Un enfant pleure dans une impasse. Lidia regarde la pendule cassée qui gît au sol. Sa main caresse un mur décrépit… Giovanni, lui, regarde les autres jeunes femmes. Après dix années de mariage, leur amour à tous deux s’est étiolé et la nuit qu’ils s’apprêtent à passer, à la fois ensemble et séparés, révèle les difficultés auxquelles leur couple doit faire face. Continuer la lecture La nuit→

OSS 117, Le Caire nid d’espions

Michel Hazanavicius, 2006 (France)

En dépit de vilains préjugés se rapportant au sujet, au réalisateur dont je ne connaissais que La classe américaine (co-réalisé avec Dominique Mezerette et sorti en 1993) et à la comédie française actuelle en général, je me suis réellement surpris à rire devant OSS 117. Voilà une excellente comédie, ce qui avec de tels moyens n’est pas si fréquent, d’espionnage qui plus est et, cerise sur le gâteau, tout en références aux productions cinématographiques des années 1950-1960. Continuer la lecture OSS 117, Le Caire nid d’espions→