Ne le dis à personne

Guillaume Canet, 2006 (France)


Exemple parfait pour illustrer le discours de Bertrand Tavernier sur l’asservissement des personnages à l’intrigue*, Ne le dis à personne est l’adaptation d’un polar de l’écrivain à succès américain Harban Coben. Expert dans les récits plein d’angoisse (qui ne sont plus seulement prisés sur les plages et dans les trains), Coben semble offrir dans ses thrillers rythme et rebondissement aussi appréciés dans le genre policier exploité par le cinéma. Continuer la lecture Ne le dis à personne

OSS 117 : Rio ne répond plus

Michel Hazanavicius, 2009 (France)

Comme au cours des aventures cairotes (OSS 117, Le Caire, nid d’espions, 2006), en amenant son espion à Rio de Janeiro, Michel Hazanavicius déploie un humour aux couleurs très variées qui amène les spectateurs à de francs sourires et même à rire à gorge déployée… Continuer la lecture OSS 117 : Rio ne répond plus

Rio Lobo

Howard Hawks, 1970 (États-Unis)


Howard Hawks ferme sa filmographie avec ce dernier western. Rio Lobo est moins efficace que La captive aux yeux clairs (1952) ou que Rio Bravo (1959). L’humour y est assez forcé, les relations entre les personnages un peu superficielles et l’intrigue plutôt lâche. Cependant, plusieurs scènes d’action sont parfaitement mises en scène et l’ensemble se voit encore avec plaisir. Continuer la lecture Rio Lobo

L’homme des hautes plaines

Clint Eastwood, 1973 (États-Unis)

Trois baraquements en bois, un hôtel, un saloon, un ou deux autres commerces. Lago est une bourgade modeste de l’Ouest américain qui, sans la proximité d’une petite exploitation minière, n’aurait rien pour attirer. Lago possède une autre particularité. Elle concentre une poignée d’habitants lâches et malhonnêtes. Un crime abominable assombrit le tableau, celui du précédent shérif fouetté à mort par quelques bandits engagés pour protéger l’exploitation et duquel toute la population de Lago, témoin inerte et silencieux, se fait complice. Continuer la lecture L’homme des hautes plaines

Entretien avec un vampire

Neil Jordan, 1994 (États-Unis)

Ainsi renaît le vampire. Depuis les teintes de velours de la Hammer, entre Le cauchemar de Dracula (1958) et Dracula vit toujours à Londres (1974), Christopher Lee y incarnait le célèbre comte roumain, les vampires avaient été réduits à l’état de monstres sauvages, embarrassés par leur état, condamnés à errer dans quelque no man’s land américain (Génération perdue de Joel Shumacher, 1987, et la même année Aux frontières de l’aube de Kathryn Bigelow). Après une période peu glorieuse, durant laquelle nous l’aurions préférée reposant à l’abri de la lumière, la créature voit toute son aura restituée lorsque Francis Ford Coppola adapte le roman de Bram Stocker (Dracula, 1992). Puis, grâce à Neil Jordan, le vampire resplendit enfin sur le monde moderne. Continuer la lecture Entretien avec un vampire