Crimes à Oxford

Alex de la Iglesia, 2008 (France, Angleterre, Espagne)

Crimes à Oxford aurait tout aussi bien pu s’appeler L’effet papillon si ce titre n’était déjà pris… Mais finalement, Crimes à Oxford est un titre bien représentatif et s’adapte parfaitement à cette enquête « so british », très « Agatha Christie » et construite à la manière d’un Cluedo (il y a d’ailleurs une référence directe dans le film). La réalisation d’Alex de la Iglesia, remarquable, tisse finement une intrigue où tous les protagonistes sont bien sûr suspects les uns après les autres avant un dénouement final à double tiroir un brin confus mais relativement efficace.

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American beauty

Sam Mendes, 2000 (États-Unis)

Il n’y a pas grand chose à redire du quartier, de ses pelouses et de ses petites clôtures blanches. Il n’y a pas non plus grand chose à redire de sa vie : lui, Lester (Kevin Spacey, oscar du meilleur acteur avec ce personnage), est un employé modèle au sourire crispé, sa femme Carolyn (Annette Bening), agent immobilier, fait de la réussite et de l’ambition ses maîtres mots, le 4×4 familial rutile devant le garage. Une prolepse nous révèle que Lester ne profitera pas beaucoup plus longtemps de ce bonheur de façade et que dans quelques mois il va mourir… Continuer la lecture American beauty

3h10 pour Yuma

James Mangold, 2008 (Etats-Unis)

Le western se fait de plus en plus rare de nos jours (quel est le dernier bon western tourné dans les années 2000 qui vous vient immédiatement à l’esprit à part celui-ci ? La liste est courte…) et un genre de cinéma qui appartient vraiment au passé, c’est un fait. Néanmoins, James Mangold (à qui l’on doit le fameux Copland réunissant avec brio en 1997 Robert De Niro, Sylvester Stallone, Harvey Keitel et Ray Liotta ou encore le film sur la vie de Johnny Cash, Walk the line en 2006 ) nous prouve qu’il est encore possible d’en réaliser de bons, voire de très bons dans le cas présent. Continuer la lecture 3h10 pour Yuma

J’ai toujours rêvé d’être un gangster

Samuel Benchetrit, 2008 (France)

Deux avis, l’un plus enjoué que l’autre…

Les quatre sketches que composent le métrage de Samuel Benchetrit ont pour point commun la (petite) criminalité, des personnages touchants et la cafétéria dans ou devant laquelle les protagonistes de chaque saynète se croisent. Le réalisateur de Janis et John (2003) entreprend de nous raconter les histoires, dans une triste périphérie de ville, de trois vols (dont seul réussi celui d’Arno piquant la sacoche à chansons de Bashung !) et d’un kidnapping (avec les Belges Bouli Lanners et Serge Larivière dans les rôles de Paul et Léon qui, comme le note Aurélien Ferenczi de Télérama, pourraient aisément avoir un lien de parenté avec les Deschiens). Les gangsters dont il est question sont tous des ratés, des perdus et des gens auxquels on ne pense pas forcément s’attacher. Continuer la lecture J’ai toujours rêvé d’être un gangster