Sin City

Robert Rodriguez et Frank Miller, 2005 (États-Unis)

Lorsque Frank Miller, scénariste et dessinateur de BD, crée Sin City en 1994, il propose un récit et une forme déjà proches du film noir américain des années 1940-1950. Entre les mains de Robert Rodriguez, tout en conservant ses liens de parenté avec la bande dessinée (un grand nombre d’images est un fac-similé de vignettes sur pellicule), Sin City devient un véritable film noir pénétré par endroits de genres « mineurs » très divers (gore, arts martiaux…). Robert Rodriguez et Frank Miller réalisent une œuvre purement formelle faite d’emprunts adroitement délayés mais ne dépassant guère le simple divertissement et souffrant du défaut de ses sources d’inspiration, l’absence de fond… Continuer la lecture Sin City→

Phénomènes

M. Night Shyamalan, 2008 (États-Unis)

Quelque chose de mauvais pour l’homme se diffuse dans les airs (le ciel se couvre et se noircit dès le générique de début). Ce mal, qui se manifeste en premier lieu dans les parcs de la mégalopole nord-américaine, plonge des foules entières dans une profonde atonie puis les pousse à se suicider. Au milieu de ces corps tombant, un couple en crise, un enseignant amateur de sciences et sa femme un peu égarée, fuit. Continuer la lecture Phénomènes→

Funny games U.S.

Michael Haneke, 2008 (États-Unis)

Chose rarissime : Funny games U.S. est un remake du film du même nom sorti onze ans plus tôt… Du même réalisateur ! Comme quoi, pour avoir refait le même film c’est que Michael Haneke avait vraiment quelque chose à dire. Ce remake reprend quasiment au plan près (seuls les acteurs changent) le film de 1997 : un perfectionniste Michael Haneke ? Il y a même eu récemment une projection « en diptyque » (le 7 mai 2008 au cinéma Lux de Caen), sur deux écrans simultanés, des deux versions ! Continuer la lecture Funny games U.S.→

Iron Man

Jon Favreau, 2008 (États-Unis)

Gros blockbuster bien divertissant, Iron Man m’a agréablement surpris !

On est impressionné du début à la fin : par les scènes d’action et les démonstrations de force bien sûr, mais aussi par la maison très high-tech du concepteur milliardaire m’as-tu-vu, Tony Stark, ainsi que par l’assemblage de l’armure, avec commandes vocales et conception 3D à partir d’hologrammes, etc. De plus, le film débute avec le gros riff de Back In Black d’AC/DC et se termine sur les guitares bien lourdes de Black Sabbath avec le morceau… Iron Man ! La musique qui accompagne les exploits du super-héros est donc parfaite : toute de métal.

Au-delà des effets spéciaux et de la musique, absolument irréprochables, Iron Man réussit aussi (surtout ?) à plaire grâce à ses acteurs. En tête, l’excellent Robert Downey Jr. qui incarne un surdoué en informatique et en robotique, riche et vantard. Un personnage fantasque, passionné et bien barré ! Les autres ont de vrais « gueules », comme son associé barbu, chauve et bien baraqué, Jeff Bridges, ou la bande de terroristes de la première séquence. Aux côtés de Robert Downey Jr., n’oublions pas la secrétaire dévouée et bonne à tout faire (qui sait proprement tout faire !), la belle Gwyneth Paltrow.

L’histoire de la naissance du super-héros est très classique mais le rythme et le plaisir sont tels que, lorsque le film se termine, on a en fait l’impression que cela n’a fait que commencer ! Favreau a donc réussi son coup : nous attacher à ce personnage de l’univers Marvel et nous donner envie de le retrouver dans d’autres aventures.

Shine a light

Martin Scorsese, 2008 (États-Unis)

Après Control de A. Corbijn consacré à Joy Division, I’m not there de T. Haynes à Bob Dylan, U2 3D de C. Owans et M. Pellington au groupe éponyme, la mode est au « cinéma musical ». S’ouvrant et se fermant sur des images en noir et blanc, Shine a light est Le film d’un fan du groupe mythique multi-générationnel : « The Rolling Stones ». Continuer la lecture Shine a light→