Public enemies

Michael Mann, 2009 (États-Unis)

L’ouverture de l’histoire de John Dillinger se fait en un espace aride, une prison dans un désert. Déjà une évasion, des tirs de mitraillettes, un homme abattu et Dillinger ne lâche pas sa main avant de se rendre compte qu’il ne vit plus. L’automobile file et le compagnon de fortune mort glisse sur le sol dans la poussière… Les lieux ont la couleur d’une époque révolue et John Dillinger rêve de lui échapper. Nonobstant une fuite effrénée, c’est bien à ces années qu’il appartient. Continuer la lecture Public enemies

L’ espion qui m’aimait

Lewis Gilbert, 1977 (Royaume-Uni)


Succédant à Guy Hamilton, Lewis Gilbert reprend les commandes (On ne vit que deux fois, 1967). Moore porte le costume nœud papillon emprunté à Sean Connery depuis quelques années déjà. Dans ce dixième surgissement de Bond hors des pages écrites par Ian Fleming, les soviétiques et les Britanniques ont un contact rapproché grâce à la mise en place entre les gouvernements d’une hot line (le très visuel téléphone rouge). M devient ami du général Gogol. Ils sympathisent au point de partager le même tombeau égyptien… Le contexte international est à la détente. Continuer la lecture L’ espion qui m’aimait

La guerre des mondes

Byron Haskin, 1953 (Etats-Unis)

Ni fusils, ni canons, ni même la bombe atomique si effrayante ne parvient à les détruire. Les Martiens envahissent la Terre et les scientifiques estiment à six jours le délai nécessaire aux extraterrestres pour anéantir toute trace de la civilisation humaine (« autant de temps qu’il en a fallu au Créateur pour lui donner naissance »). Continuer la lecture La guerre des mondes

L’armée des ombres

Jean-Pierre Melville, 1969 (France, Italie)

Dans l’histoire racontée par Melville, la Résistance est un réseau de l’ombre auquel tous les Français sous l’Occupation participent. Du coiffeur barbier (Serge Reggiani) presque antipathique (pire, collabo craint-on un instant), bienveillant en réalité (ce que prouve un geste simple quand il tend son pardessus au fuyard), à l’aventurier rencontré au comptoir d’un café (Jean-Pierre Cassel) Continuer la lecture L’armée des ombres