Felix Gary Gray, 2003 (États-Unis)
Une brochette de stars (Mark Wahlberg, Charlize Theron, Edward Norton, Donald Sutherland), quelques autres visages connus pour les seconds rôles (Jason Statham, Seth Green), une réalisation franche et sans accroc, de jolies vues de Venise (place Saint-Marc, pont des Soupirs, Grand Canal), de Philadelphie ou de Los Angeles (ainsi qu’une pause dans les Alpes), une histoire de cambriolage… La sympathique équipe de voleurs se vente de ne recourir à aucune arme (du moins pas de flingue car il faut bien quelques explosifs pour casser les systèmes de sécurité et faire diversion), ils ne menacent directement personne, pas d’ « attaque à main armée ». « Techniquement », il ne s’agit par conséquent pas d’un braquage, même si l’on comprend bien que le mot paraît plus moderne et accrocheur, mais d’un vol ou cambriolage.
De quoi divertir certes (courses-poursuites et amorces humoristiques), mais quel ennui ! Nous sommes ici dans la seconde catégorie de voleurs, bien plus prisée que la première par les productions hollywoodiennes, selon ce que je décrivais dès les premières lignes d’Inside man. Les personnages se réduisent à leur archétype (voir la terrible psychologie de Stella interprétée par C. Theron lorsqu’elle refuse l’offre de participation à un casse ; elle hésite dangereusement, mais quand même, motivée par la vengeance, finit, oh surprise !, par accepter ; Edward Norton, lui, se cache derrière la petite moustache du méchant). Les méthodes employées sont calculées, chronométrées, méticuleuses mais ne nous arrachent ni de larges exclamations pleines d’étonnement ni ne provoquent le moindre tressautement de surprise.
Résumons : les personnages et leurs relations sont fades, l’histoire est terne et surtout le spectateur passif. C’est bien fait mais c’est vain. La suite de ces aventures est prévue avec la même équipe : The brazilian job. Sans moi…





