300

Zack Snyder, 2007 (États-Unis)

« Barouhhhg ! » font les trois cents spartiates avant le combat.
« Barouhhhg ! » font-ils pour acclamer leur roi.
« Wouargh ! » fait l’ennemi trucidé par le glaive spartiate.
« Wouargh ! » fait-il empalé sur la lance du soldat.

Au mieux, 300 puise allègrement dans Gladiator de Ridley Scott (1999), au pire il pose sur la table un horrible hachis avec boulettes surprotéinées d’un indigeste héroïsme. Continuer la lecture 300

Go fast

Olivier Van Hoofstadt, 2008 (France)

Lorsque je suis allé voir Faubourg 36, la (très) grande majorité des spectateurs était un public du troisième âge, pour Go fast il semble que ce soit la frange 18/30 ans de la banlieue qui était de sortie en ce dimanche soir (rappelez-vous, cette banlieue même que Sarkozy voulait « nettoyer au karcher »…) ! A chaque film son public ! Continuer la lecture Go fast

Dark water

Walter Salles, 2005 (États-Unis)

Une grosse pluie s’abat sur New York. Un couple divorce et pose la question de la garde de leur petite fille. Dahlia Williams, la mère, cherche un appartement et porte son choix sur un logement de l’autre côté du fleuve, dans le quartier de Roosevelt Island. Mauvaise pioche. L’appartement reste glauque malgré la peinture fraîche. Pire, il y a des infiltrations d’eau à travers les murs. Les taches de moisissures au plafond noircissent, grossissent… Et cette pluie qui à l’extérieur ne veut cesser… Continuer la lecture Dark water

Planète terreur

Robert Rodriguez, 2007 (États-Unis)

 

Faire une merveille à partir de bric et de broc n’est pas donné à tout le monde. Planète terreur, la deuxième partie du programme grindhouse concocté par Quentin Tarantino et Robert Rodriguez, n’est comparable à Boulevard de la mort que par son assemblage de pièces cinématographiques habilement reproduites autour d’un abracadabrantesque scénario. Pas plus. Contrairement à Tarantino qui s’accapare le genre (celui de ces séries B ou Z) et qui amène de la teneur à son œuvre, le réalisateur du Mariachi (1992) et de Sin City (2005) se contente d’une grotesque contrefaçon. Continuer la lecture Planète terreur