Le grand jeu

Jacques Feyder, 1933 (France)

 

Bientôt dans la spirale amoureuse déçue, Pierre Martel (Pierre-Richard Willm), jeune avocat insouciant, tel un John Ferguson qui a goûté à sa Madeleine, l’a perdue et cherche bientôt à la retrouver (quitte à la voir dans une autre)…

Cet article figure dans son intégralité dans la revue Zoom Arrière n°10 sur le cinéma français des années 1930. Parution printemps 2026.

3 commentaires à propos de “Le grand jeu”

  1. Alors si on nous ressort le Grand Jeu, moi je dis d’accord. On revient à la grande époque des films de légionnaires, ces grands gaillards forts et beaux qui « sentaient bon le sable chaud » comme on en croise dans Morocco, Beau Geste ou La Bandera. Au vu de la description, plutôt qu’Hitchcock (tout fan de Vanel fut-il), il se pourrait qu’un Pierre-Louis Boileau ou qu’un Thomas Narcejac aient puisé quelques idées pour faire revenir leur Madeleine D’entre les morts.

  2. Oui en écrivant cette note, je me suis bien dit que c’était probablement moins un jeu à deux (le film d’Hitchcock et le livre de Boileau et Narcejac) qu’à trois ou plus (on citait en commentaire sur la page consacrée à Vertigo des textes qui développent des sujets proches), tout un réseau finalement. Car, entre la fin du XIXe et la première moitié du XXe siècle, ou disons jusqu’à 1958, les réapparitions des amours défuntes (en art, littérature, peinture, cinéma) sont finalement assez régulières. On en trouve notamment quelques-unes dans le livre Hitchcock et l’art, catalogue de l’exposition qui s’est tenue au Centre Pompidou en 2001 et dont on voit une affiche (signalé simplement parce que je l’ai découvert hier) dans Une femme de ménage de Claude Berri (2002). Toutefois, j’ai préféré miser sur Hitchcock pour l’influence possible du film de Feyder que sur les auteurs D’entre les morts

  3. Je ne connais pas ce film de Berri (il faut dire qu’en 2002 j’avais lâché Berri depuis bien longtemps). Ta théorie se défend très bien en tous cas, et gageons que le prestige de Feyder, qui n’était pas le dernier des cinéastes d’avant-guerre, n’a pas fait qu’effleurer l’œil furtif de sir Alfred.

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