Dark water

Walter Salles, 2005 (États-Unis)

Une grosse pluie s’abat sur New York. Un couple divorce et pose la question de la garde de leur petite fille. Dahlia Williams, la mère, cherche un appartement et porte son choix sur un logement de l’autre côté du fleuve, dans le quartier de Roosevelt Island. Mauvaise pioche. L’appartement reste glauque malgré la peinture fraîche. Pire, il y a des infiltrations d’eau à travers les murs. Les taches de moisissures au plafond noircissent, grossissent… Et cette pluie qui à l’extérieur ne veut cesser… Continuer la lecture Dark water

Planète terreur

Robert Rodriguez, 2007 (États-Unis)

 

Faire une merveille à partir de bric et de broc n’est pas donné à tout le monde. Planète terreur, la deuxième partie du programme grindhouse concocté par Quentin Tarantino et Robert Rodriguez, n’est comparable à Boulevard de la mort que par son assemblage de pièces cinématographiques habilement reproduites autour d’un abracadabrantesque scénario. Pas plus. Contrairement à Tarantino qui s’accapare le genre (celui de ces séries B ou Z) et qui amène de la teneur à son œuvre, le réalisateur du Mariachi (1992) et de Sin City (2005) se contente d’une grotesque contrefaçon. Continuer la lecture Planète terreur

Jeux dangereux (To be or not to be)

Ernst Lubitsch, 1942 (États-Unis)

Jeux dangereux fait partie de ces œuvres qui portent directement sur la Seconde Guerre mondiale, réalisées et quelquefois sorties pendant la guerre. Ernst Lubitsch avait dénoncé le stalinisme dans Ninotchka en 1939, trois ans plus tard, il s’attaque au nazisme et loue la résistance au travers de ces Jeux dangereux, un peu à la manière de Casablanca de Michael Curtis aussi projeté pour la première fois en 1942 aux Etats-Unis. Durant les mois qui séparent la sortie de ces deux films en salles (entre mars et novembre), les victoires des Alliés sur de nombreux fronts obligent les forces de l’Axe à reculer. Continuer la lecture Jeux dangereux (To be or not to be)

Entre les murs

Laurent Cantet, 2008 (France)

Entre les murs, il arrive que les tensions montent. Entre les murs se joue pourtant en partie l’avenir de nombreux enfants. Laurent Cantet adapte le livre éponyme de François Bégaudeau qui, devant la caméra, joue son propre rôle ou presque, celui du professeur de français François Marin. Il enseigne à une classe « difficile » de quatrième du collège Françoise Dolto (Paris XXe) et c’est entre les murs de sa classe que se construit le scénario du film. La représentation ne se veut ni burlesque (Le maître d’école de Claude Berri, 1984) ni romantique (La belle personne de Christophe Honoré, 2008), elle emprunte ses méthodes au documentaire (caméra à l’épaule, pas de musique ajoutée, acteurs non professionnels) pour gagner en réalisme. Continuer la lecture Entre les murs

Le grand silence

Philip Gröning, 2006 (Allemagne)


Logé dans les Alpes, entre Grenoble et Chambéry, le monastère de la Grande Chartreuse vit dans le silence. Les règles de l’ordre sont strictes et le mode de vie austère. Enfermés seuls toute la semaine dans leur cellule, les moines n’ont de communication avec personne. « Voilà le silence : laisser le Seigneur prononcer en nous une parole égale à Lui. » Pourtant, rarement le silence s’installe. Les micros de Philip Gröning captent des bruits multiples, liés aux activités des chartreux et à leur environnement. Ces sons ne perturbent en rien la quiétude des lieux et participent même à une atmosphère toute particulière.

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