Paysages manufacturés

Jennifer Baichwal, 2007 (Canada)


« C’est une vue très grande. Il est difficile d’y voir les détails », commente un Chinois qui vient d’être pris en photo et qui en apprécie le résultat. La remarque peut aussi bien s’appliquer au travail de Jennifer Baichwal qui s’intéresse, dans Paysages manufacturés, au travail du photographe Edward Burtynsky. Les paysages qui apparaissent à l’écran sont vastes et multiples. Ils ont pour point commun leur gigantisme et d’être le produit d’activités humaines. Ils sous-entendent également toute la nuisance de l’homme pour l’environnement et pour lui-même. Le propos qui les accompagne n’est pas clair. Continuer la lecture Paysages manufacturés

La nuit

Michelangelo Antonioni, 1961 (Italie)

Un enfant pleure dans une impasse. Lidia regarde la pendule cassée qui gît au sol. Sa main caresse un mur décrépit… Giovanni, lui, regarde les autres jeunes femmes. Après dix années de mariage, leur amour à tous deux s’est étiolé et la nuit qu’ils s’apprêtent à passer, à la fois ensemble et séparés, révèle les difficultés auxquelles leur couple doit faire face. Continuer la lecture La nuit

Wall-E

Andrew Stanton, 2008 (États-Unis)

Cette production des studios Pixar (Toy story, Le monde de Nemo, Monstres & Cie., Cars, Les indestructibles, Ratatouille…) est une petite merveille, un vrai bijou d’ingéniosité, de tendresse, de technique et… d’humanité. Oui, c’est là un des nombreux atouts de ce petit chef-d’œuvre d’images de synthèse : faire ressortir un profond sentiment d’humanité, des émotions vives, grâce à un petit robot rouillé et maladroit, le très attachant Wall-E, dans son aventure hors du commun et surtout dans sa tentative de séduction d’un autre droïde bien plus sophistiqué, E.V.E.. Continuer la lecture Wall-E

OSS 117, Le Caire nid d’espions

Michel Hazanavicius, 2006 (France)

En dépit de vilains préjugés se rapportant au sujet, au réalisateur dont je ne connaissais que La classe américaine (co-réalisé avec Dominique Mezerette et sorti en 1993) et à la comédie française actuelle en général, je me suis réellement surpris à rire devant OSS 117. Voilà une excellente comédie, ce qui avec de tels moyens n’est pas si fréquent, d’espionnage qui plus est et, cerise sur le gâteau, tout en références aux productions cinématographiques des années 1950-1960. Continuer la lecture OSS 117, Le Caire nid d’espions