Rashomon

Akira Kurosawa, 1950 (Japon)

Kyoto, capitale du Japon, à l’époque de Heian*. A l’abri d’une pluie torrentielle, sous la porte des démons (« Rasho-mon »), un bonze et un bûcheron évoquent une histoire criminelle à laquelle ils ont en partie assisté et qui les décontenance. Un roturier prête l’oreille à leur récit mais, lui, ne paraît guère surpris. Continuer la lecture Rashomon

2001 : l’odyssée de l’espace

Stanley Kubrick, 1968 (États-Unis, Royaume-Uni)

Difficile de parler de science-fiction sans parler de 2001 : l’odyssée de l’espace. Difficile même de parler de cinéma tout court, sans évoquer ce chef-d’œuvre. D’aucuns diront que j’ai dès le début signalé toute mon adoration pour le film et qu’il ne faudra donc pas s’attendre à ce que cette note soit très objective. Je ne chercherai d’ailleurs pas à l’être tant la vision de ce film sur grand écran dans sa version « remasterisée » (comprendre nettoyage de pellicule et du son et non pas nouvelles scènes ajoutées façon Star Wars) est une claque monumentale pour l’athée et simple mortel que je suis. Continuer la lecture 2001 : l’odyssée de l’espace

Les valseuses

Bertrand Blier, 1974 (France)

« On n’est pas bien là ? », Gérard Depardieu laisse cette réplique devenue, avec d’autres, fameuse (elle sert encore aujourd’hui, souvent médiocrement, à le caricaturer). Depardieu et Patrick Dewaere, excellent, incarnent Jean-Claude et Pierrot, deux chiens fous qui ignorent le concept de propriété privée, deux jeunes marginaux sympathiques malgré tout. Alors que Bertrand Blier s’est fait vilipender pour ce film* (sorti entre les présidences de Pompidou et de Giscard d’Estaing), et même s’il n’est pas un très grand film, plus de trente ans après, Les valseuses reste une référence du cinéma français. Continuer la lecture Les valseuses

Surveillance

Jennifer Chambers Lynch, 2008 (Etats-Unis)

La fille de qui vous savez signe là un thriller particulièrement angoissant, effrayant et dérangeant. Sans être non plus un modèle du genre, Surveillance séduit par sa mise en scène habile (quasiment tout le film est construit autour de flash-backs, un peu à la manière d’ Inside man, Spike Lee, 2006, lors des interrogatoires de témoins) et sa capacité à effrayer et mettre mal à l’aise. Je ne sais pas si le talent est héréditaire, mais le goût pour le glauque, le malsain et le pervers certainement ! Continuer la lecture Surveillance