La femme au portrait

Fritz Lang, 1944 (États-Unis)


Le professeur Richard Wanley (Edward G. Robinson), qui occupe une chaire de criminologie au Gotham College, donne un cours sur la psychologie de l’homicide : « Le commandement « tu ne tueras point » doit être interprété en fonction des mobiles de l’homicide [… ] La légitime défense ne doit pas être jugée au même titre que le meurtre par intérêt ». Pendant son discours, Continuer la lecture La femme au portrait

Gangsters

Olivier Marchal, 2002 (France)

Les polars d’Olivier Marchal, lui-même ancien flic, c’est pas du cinéma ! Ou presque pas… Il dépeint l’univers policier tel qu’il l’a connu, de manière brute et sans prendre de gants… Son vécu se ressent dans tous ses métrages. D’ailleurs, tous ceux-ci (Gangsters, 36, quai des orfèvres en 2004 et MR73 en 2008) sont inspirés de faits bien réels. Ici, pas de supercherie ni d’esbroufe. Continuer la lecture Gangsters

Prix de la loyauté, Le (Pride and glory)

Gavin O’Connor, 2008 (Etats-Unis)

Hasard ou pas : Le prix de la loyauté semble calqué sur l’excellent polar de James Gray La nuit nous appartient sorti il y a tout juste un an. Les similitudes sont grandes, mais ce n’est pourtant pas un remake… D’où cette impression de déjà-vu. La comparaison m’a sauté aux yeux, elle ne m’a toutefois pas non plus empêché d’aimer la réalisation de Gavin O’Connor. Voici l’histoire : Continuer la lecture Prix de la loyauté, Le (Pride and glory)

Le jour où la Terre s’arrêta

Scott Derrickson, 2008 (États-Unis)

Après La guerre des mondes (Steven Spielberg, 2004), voici le remake de The Earth stood still de Robert Wise réalisé en 1951. Mais si dans le long métrage avec Tom Cruise les extraterrestres étaient venus envahir la Terre, ici ils sont plutôt venus la sauver… du genre humain. Continuer la lecture Le jour où la Terre s’arrêta

Cría cuervos

Carlos Saura, 1976 (Espagne)

Petite fille, Ana a vu sa mère se tordre de douleur dans son lit et s’éteindre. De même, son père militaire meurt avec sa maîtresse presque sous ses yeux. Elle et ses sœurs sont alors confiées à la tante très soucieuse que l’ordre soit maintenu dans la grande maison madrilène. En 1975, au moment où le film se fait, seules des machines retiennent Franco à la vie. Dans le film, la tante incarne en quelque sorte le gouvernement de transition mis en place à cette époque-là en Espagne. Cría cuervos n’est pas seulement la métaphore critique d’un régime mortifère mais aussi une œuvre profonde sur l’enfance. Continuer la lecture Cría cuervos