L’ espion qui m’aimait

Lewis Gilbert, 1977 (Royaume-Uni)


Succédant à Guy Hamilton, Lewis Gilbert reprend les commandes (On ne vit que deux fois, 1967). Moore porte le costume nœud papillon emprunté à Sean Connery depuis quelques années déjà. Dans ce dixième surgissement de Bond hors des pages écrites par Ian Fleming, les soviétiques et les Britanniques ont un contact rapproché grâce à la mise en place entre les gouvernements d’une hot line (le très visuel téléphone rouge). M devient ami du général Gogol. Ils sympathisent au point de partager le même tombeau égyptien… Le contexte international est à la détente. Continuer la lecture L’ espion qui m’aimait

La guerre des mondes

Byron Haskin, 1953 (Etats-Unis)

Ni fusils, ni canons, ni même la bombe atomique si effrayante ne parvient à les détruire. Les Martiens envahissent la Terre et les scientifiques estiment à six jours le délai nécessaire aux extraterrestres pour anéantir toute trace de la civilisation humaine (« autant de temps qu’il en a fallu au Créateur pour lui donner naissance »). Continuer la lecture La guerre des mondes

Mirage de la vie, Le (Imitation of life)

Douglas Sirk, 1959 (États-Unis)


Les bouquets de fleurs sont de tous les cadrages. Les couleurs des pétales sont éclatantes lorsque la passion entre les personnages est débordante, pâles ou plongées dans l’ombre quand les larmes sont prêtes à couler (les fleurs du cercueil sont blanches). Veuve et sans emploi, Lora Meredith (Lana Turner), élève seule sa fille Susie (Sandra Dee adolescente) Continuer la lecture Mirage de la vie, Le (Imitation of life)

Rio Lobo

Howard Hawks, 1970 (États-Unis)


Howard Hawks ferme sa filmographie avec ce dernier western. Rio Lobo est moins efficace que La captive aux yeux clairs (1952) ou que Rio Bravo (1959). L’humour y est assez forcé, les relations entre les personnages un peu superficielles et l’intrigue plutôt lâche. Cependant, plusieurs scènes d’action sont parfaitement mises en scène et l’ensemble se voit encore avec plaisir. Continuer la lecture Rio Lobo

L’homme des hautes plaines

Clint Eastwood, 1973 (États-Unis)

Trois baraquements en bois, un hôtel, un saloon, un ou deux autres commerces. Lago est une bourgade modeste de l’Ouest américain qui, sans la proximité d’une petite exploitation minière, n’aurait rien pour attirer. Lago possède une autre particularité. Elle concentre une poignée d’habitants lâches et malhonnêtes. Un crime abominable assombrit le tableau, celui du précédent shérif fouetté à mort par quelques bandits engagés pour protéger l’exploitation et duquel toute la population de Lago, témoin inerte et silencieux, se fait complice. Continuer la lecture L’homme des hautes plaines