21 grammes

Alejandro González Iñárritu, 2002 (États-Unis)

Ils sont nus, Paul est assis sur le lit, Cristina dort encore. Il la regarde. La lumière blanche du jour entre partout dans la pièce. Un homme et deux petites filles s’apprêtent à quitter une cafétéria. Cristina assise parmi d’autres explique qu’elle a été malade, qu’elle a changé à la naissance de la première de ses filles et que son mari la soutient depuis longtemps. Jack, cheveux poivre et sel, les yeux cernés et couvert de tatouages, fait la morale à un petit voyou dans un réfectoire. Ici, entre deux fenêtres de lumière, une croix d’église. Ils sortent et le premier montre au second sa camionnette : « Jésus voulait que je l’ai ». Continuer la lecture 21 grammes

American beauty

Sam Mendes, 2000 (États-Unis)

Il n’y a pas grand chose à redire du quartier, de ses pelouses et de ses petites clôtures blanches. Il n’y a pas non plus grand chose à redire de sa vie : lui, Lester (Kevin Spacey, oscar du meilleur acteur avec ce personnage), est un employé modèle au sourire crispé, sa femme Carolyn (Annette Bening), agent immobilier, fait de la réussite et de l’ambition ses maîtres mots, le 4×4 familial rutile devant le garage. Une prolepse nous révèle que Lester ne profitera pas beaucoup plus longtemps de ce bonheur de façade et que dans quelques mois il va mourir… Continuer la lecture American beauty

J’ai toujours rêvé d’être un gangster

Samuel Benchetrit, 2008 (France)

Deux avis, l’un plus enjoué que l’autre…

Les quatre sketches que composent le métrage de Samuel Benchetrit ont pour point commun la (petite) criminalité, des personnages touchants et la cafétéria dans ou devant laquelle les protagonistes de chaque saynète se croisent. Le réalisateur de Janis et John (2003) entreprend de nous raconter les histoires, dans une triste périphérie de ville, de trois vols (dont seul réussi celui d’Arno piquant la sacoche à chansons de Bashung !) et d’un kidnapping (avec les Belges Bouli Lanners et Serge Larivière dans les rôles de Paul et Léon qui, comme le note Aurélien Ferenczi de Télérama, pourraient aisément avoir un lien de parenté avec les Deschiens). Les gangsters dont il est question sont tous des ratés, des perdus et des gens auxquels on ne pense pas forcément s’attacher. Continuer la lecture J’ai toujours rêvé d’être un gangster