La femme d’à côté

François Truffaut, 1981 (France)


Jeunes, Mathilde et Bernard ont connu ensemble des amours tumultueuses. Ils se sont séparés, ont refait leur vie. Bien plus tard, le hasard les rapproche à nouveau. Dans la campagne grenobloise, Mathilde s’installe avec son époux dans la maison voisine de celle de Bernard et de sa femme. La situation est mise en place très explicitement mais une foule de choses reste invisible à l’écran. Avec Le dernier métro (1980) et Vivement dimanche ! (1984), La femme d’à côté fait partie des dernières réalisations de François Truffaut : un cinéma de l’intime, complexe, déployant discrètement sa mise en scène pour renforcer et embellir le sujet. Continuer la lecture La femme d’à côté

La terre des pharaons

Howard Hawks, 1955 (États-Unis)

Entre Les hommes préfèrent les blondes (1954) et Rio Bravo (1959), Howard Hawks décida de faire un péplum, si possible plus impressionnant encore que ceux réalisés par Cecil B. De Mille. Le thème qu’il choisit est celui de l’érection de la grande pyramide de Gizeh par un peuple asservi (les Kushites) sur le commandement du pharaon Kheops. Continuer la lecture La terre des pharaons

Blade II

Guillermo del Toro, 2002 (États-Unis)

Comme Richard Matheson dans Je suis une légende paru en 1954 (voir l’adaptation de Francis Lawrence), Marv Wolfman et Gene Colan, les créateurs de Blade (héros né dans les années 1970 du comic book Tomb of Dracula), envisagent le vampirisme sous un aspect médical. Dans leurs histoires, être vampire c’est avant tout être malade. L’affection est virulente et contagieuse et chaque individu atteint, devenu monstre, est à son tour tératogène. De l’humain au vampire, il n’y a ni mort, ni renaissance. Continuer la lecture Blade II

Fureur de vivre, La (Rebel without a cause)

Nicholas Ray, 1955 (États-Unis)

James Dean gagne la célébrité surtout grâce à deux films tournés en 1955, A l’est d’Eden d’Elia Kazan et La fureur de vivre de Nicholas Ray. Dans un bruit de tôle effroyable, il meurt en septembre de la même année à l’âge de 24 ans. L’image est à jamais figée, celle d’un jeune qui porte en lui un fort sentiment de révolte, celle d’un beau garçon au mal de vivre immanent, le Rebel without a cause du titre original. Continuer la lecture Fureur de vivre, La (Rebel without a cause)

Le monde ne suffit pas

Michael Apted, 1999 (États-Unis)

Outre le traditionnel lot de courses-poursuites empruntant toutes les voies et tous les moyens de locomotion possibles (sur et sous terre, sur et sous l’eau, sur la neige et dans les airs), outre les petits gadgets qui facilitent la vie et les James Bond girls qui finissent au lit, le dix-neuvième Bond sur toile décrit un monde dont l’organisation ne repose que sur le pétrole, enjeu premier autour duquel « toutes » les relations internationales se tissent. Continuer la lecture Le monde ne suffit pas