Je suis un cyborg

Park Chan-wook, 2007 (Corée du Sud)

Le générique sonde une mécanique horlogère ; celle du film nous a paru tourner à vide. Young-goon (Lim Soo-Jung) se prend pour un cyborg et rejoint les doux heureux d’un hôpital psychiatrique bleu clair, la couleur du ciel dans lequel tous planent, y compris le réalisateur. Continuer la lecture Je suis un cyborg

Samba Diabaré Samb, Le gardien du temple

Laurence Gavron, 2009 (France, Sénégal)

Samba Diabaré Samb chante l’histoire. Ce griot que l’Unesco n’a pas hésité à classer « Trésor humain vivant »* est le gardien du temple Sénégal ; les archives vivantes d’une vaste région qui n’avait pas de tradition écrite avant l’arrivée des blancs et l’annexion du Sénégal par la France au XIXe siècle. Continuer la lecture Samba Diabaré Samb, Le gardien du temple

Thirst, ceci est mon sang (Bak-jwi)

Park Chan-wook, 2009 (Corée du Sud)

Il n’est pas bon de partager le don obscur avec n’importe qui. Surtout si l’amoureuse n’est pas celle qu’elle prétend… Sujet volontaire d’une expérience visant à traiter une maladie nouvelle, le prêtre Sang-Hyun* subit à la suite d’une transfusion sanguine de dérangeantes transformations**. Entre l’horreur suscitée par le monstre naissant en lui Continuer la lecture Thirst, ceci est mon sang (Bak-jwi)

Yandé Codou Sène, diva séeréer

Laurence Gavron, 2009 (France, Sénégal)

Du Sénégal, les chants qui parviennent aux oreilles des Européens sont ceux de Youssou N’Dour, d’Ismaël Lo, de Wasis Diop, du Positive Black Soul… Leur musique est enregistrée, pressée sur disques et cellophanée, prête à prendre place dans les bacs si les disquaires n’ont pas oublié l’Afrique dans leurs rayons. Depuis les années 1990, la photographe et documentariste française et sénégalaise Laurence Gavron nous fait connaître d’autres voix Continuer la lecture Yandé Codou Sène, diva séeréer

Pretty woman

Garry Marshall, 1990 (États-Unis)

Cette même année Nicolas Cage en veste peau de serpent et Laura Dern en mini-jupe et cuissardes embrasent les routes américaines de leur amour rock ‘n’ roll (Sailor et Lula de Lynch). Julia Roberts conserve la jupe courte et les cuissardes mais Richard Gere, plus classique, endosse le costume et met la cravate. Garry Marshall préfère invoquer un romantisme sage (Charade, Stanley Donen, 1963) et faire de la pop et d’un peu d’opéra l’essentiel de la BO du film. Continuer la lecture Pretty woman