21 grammes

Alejandro González Iñárritu, 2002 (États-Unis)

Ils sont nus, Paul est assis sur le lit, Cristina dort encore. Il la regarde. La lumière blanche du jour entre partout dans la pièce. Un homme et deux petites filles s’apprêtent à quitter une cafétéria. Cristina assise parmi d’autres explique qu’elle a été malade, qu’elle a changé à la naissance de la première de ses filles et que son mari la soutient depuis longtemps. Jack, cheveux poivre et sel, les yeux cernés et couvert de tatouages, fait la morale à un petit voyou dans un réfectoire. Ici, entre deux fenêtres de lumière, une croix d’église. Ils sortent et le premier montre au second sa camionnette : « Jésus voulait que je l’ai ». Continuer la lecture 21 grammes

Un cœur simple

Marion Laine, 2008 (France)

Premier long métrage pour Marion Laine et déjà une réussite avec cette adaptation de Flaubert sobre et épurée qui fait la part belle au jeu subtil de deux grandes actrices : Sandrine Bonnaire, particulièrement touchante, et Marina Foïs dans (enfin) un beau rôle dramatique. L’ambiance est particulièrement austère, pesante, et l’ image, malgré les éclairages à la bougie, aussi sombre que le film. Continuer la lecture Un cœur simple

Crimes à Oxford

Alex de la Iglesia, 2008 (France, Angleterre, Espagne)

Crimes à Oxford aurait tout aussi bien pu s’appeler L’effet papillon si ce titre n’était déjà pris… Mais finalement, Crimes à Oxford est un titre bien représentatif et s’adapte parfaitement à cette enquête « so british », très « Agatha Christie » et construite à la manière d’un Cluedo (il y a d’ailleurs une référence directe dans le film). La réalisation d’Alex de la Iglesia, remarquable, tisse finement une intrigue où tous les protagonistes sont bien sûr suspects les uns après les autres avant un dénouement final à double tiroir un brin confus mais relativement efficace.

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American beauty

Sam Mendes, 2000 (États-Unis)

Il n’y a pas grand chose à redire du quartier, de ses pelouses et de ses petites clôtures blanches. Il n’y a pas non plus grand chose à redire de sa vie : lui, Lester (Kevin Spacey, oscar du meilleur acteur avec ce personnage), est un employé modèle au sourire crispé, sa femme Carolyn (Annette Bening), agent immobilier, fait de la réussite et de l’ambition ses maîtres mots, le 4×4 familial rutile devant le garage. Une prolepse nous révèle que Lester ne profitera pas beaucoup plus longtemps de ce bonheur de façade et que dans quelques mois il va mourir… Continuer la lecture American beauty