Andreï Kontchalovski, 1984 (États-Unis)
Je découvre Andreï Kontchalovski avec ce premier film tourné aux États-Unis. L’histoire concerne le retour de la guerre d’un soldat, après 1945, et ses relations amoureuses contrariées. Nastassja Kinski a le genre de rôle hyper érotisé qu’on lui attribuait tout le temps à cette époque-là (Tess, Polanski, 1979, Coup de cœur, Coppola, 1982, La Féline, Schrader, 1982). Son mari se trouve incapable de lui faire l’amour, elle hésite alors à céder aux avances qui lui sont faites ailleurs. Le traumatisme d’Ivan Bibic (John Savage) a tout d’un prétexte. Kontchalovski ne s’intéresse pas vraiment aux ravages psychologiques faits par les horreurs de la guerre (du moins rien dans le film ne permet vraiment de le croire) et l’impuissance d’Ivan pourrait très bien avoir quelque autre cause. La relation de couple par conséquent ne parvient pas à m’intéresser, même si le personnage féminin finit par décider pour elle-même. Reste le contexte rural US après 1945, ainsi que les évocations glissées par le réalisateur russe d’une communauté aux origines slaves en Pennsylvanie.