Jean Renoir, 1936 (France)
Réalisation « par une équipe de techniciens, d’artistes et d’ouvriers », dont Jean-Paul Dreyfus (Le Chanois), Jacques Becker, Pierre Unik, André Zwobada, Jacques B. Brunius, Henri Cartier-Bresson, Marc Maurette, Maurice Lime, Paul Vaillant-Couturier.
La vie est à nous est une commande du PC pour la campagne du Front Populaire en 1936.
Le film dure une heure et s’organise en plusieurs segments mêlant fiction et documentaire. Par exemple, sont vite évoquées la crise de surproduction et la misère sociale qui en a découlé. Dans la scène suivante, on voit des grands bourgeois qui s’adonnent en plein parc à un loisir original : tirer au pistolet sur une cible avec casquette d’ouvrier… « Une vraie casquette de salopard » dit l’un d’eux ravi de réajuster son tir.
« La France n’est pas aux Français, car elle est à 200 familles. La France n’est pas aux français, car elle est à ceux qui la pillent »
Cet article figure dans son intégralité dans la revue Zoom Arrière n°10 sur le cinéma français des années 1930. Parution printemps 2026.
Pour compléter : « La vie est à nous » ou Jean Renoir au temps du Front Populaire, diffusé en décembre 2020 sur France Culture.
– Épisode 1 : Autopsie d’un film de propagande.
– Épisode 2 : Après la victoire…
Détail des séquences et descripteur sur Ciné-archives, Fonds audiovisuel du PCF.




Intéressant ! En ces heures d’utopie, ce genre de films était sans doute bien venu pour mobiliser contre la plaie fasciste ou nazie. C’est une part de notre histoire, en somme, peu avant que tout déraille…
En faisant la part des choses, je me dis qu’on peut continuer à se dire que ces idéaux-là, bien qu’ils aient été largement dévoyés, étaient plutôt « positifs » au départ.
Merci d’avoir parlé de ce film dont j’ignorais tout, Benjamin. Cela ne m’a pas forcément convaincu de le voir, mais cela me donne des éléments de contexte pour d’autres chroniques éventuelles. Ce que tu as écrit me rappelle aussi ce que j’ai ressenti il y a eu en découvrant une partie du « Soy Cuba » de Kalatozov (film que, pour le coup, je te conseille, tant il m’a fasciné par sa grandiloquence).
Tu peux voir le film sur Ciné-archives, regarde les premières scènes, c’est très simple à voir. Et puis il ne fait qu’une heure.
Kalatozov, j’ai un coffret avec le film que tu cites. Il fait partie depuis trop longtemps des prochains films à découvrir.