The boxer

Jim Sheridan, 1998 (Royaume-Uni, Etats-Unis, Irlande)

The boxer est injustement méconnu et mérite amplement d’être vu, tant il est poignant, juste et émouvant. Il raconte l’histoire de Danny Flynn, engagé malgré lui dans l’action violente de l’I.R.A. à Belfast. Il écope de quatorze années de prison pour un attentat auquel il n’avait pourtant pas participé… Il ne balance personne pour autant et ne garde pas de rancune particulière pour ses anciens compagnons de lutte. Il prend simplement ses distances avec eux à sa sortie. Continuer la lecture The boxer

Inju, la bête dans l’ombre

Barbet Schroeder, 2008 (France)

Inju démarre par les cinq dernières minutes d’un film japonais que le héros, l’écrivain Alex Fayard (joué par Benoît Magimel), projette à des étudiants lors d’une conférence traitant de Shundei Oe, un mystérieux auteur à succès de thrillers japonais. Alex Fayard est en effet le grand spécialiste français de Shundei Oe pour lequel il éprouve une grande fascination : il s’en inspirera d’ailleurs pour l’écriture de son propre roman qui deviendra à son tour un best-seller, devançant même les ventes de son maître. Parti en tournée promo au Japon, Alex n’a qu’une idée en tête : arriver à rencontrer son idôle de toujours. Mais ce dernier entretient soigneusement le mystère Continuer la lecture Inju, la bête dans l’ombre

Braquage à l’italienne (The italian job)

Felix Gary Gray, 2003 (États-Unis)




Une brochette de stars (Mark Wahlberg, Charlize Theron, Edward Norton, Donald Sutherland), quelques autres visages connus pour les seconds rôles (Jason Statham, Seth Green), une réalisation franche et sans accroc, de jolies vues de Venise (place Saint-Marc, pont des Soupirs, Grand Canal), de Philadelphie ou de Los Angeles (ainsi qu’une pause dans les Alpes), une histoire de cambriolage… La sympathique équipe de voleurs se vente de ne recourir à aucune arme (du moins pas de flingue car il faut bien quelques explosifs pour casser les systèmes de sécurité et faire diversion), ils ne menacent directement personne, pas d’ « attaque à main armée ». « Techniquement », il ne s’agit par conséquent pas d’un braquage, même si l’on comprend bien que le mot paraît plus moderne et accrocheur, mais d’un vol ou cambriolage.

De quoi divertir certes (courses-poursuites et amorces humoristiques), mais quel ennui ! Nous sommes ici dans la seconde catégorie de voleurs, bien plus prisée que la première par les productions hollywoodiennes, selon ce que je décrivais dès les premières lignes d’Inside man. Les personnages se réduisent à leur archétype (voir la terrible psychologie de Stella interprétée par C. Theron lorsqu’elle refuse l’offre de participation à un casse ; elle hésite dangereusement, mais quand même, motivée par la vengeance, finit, oh surprise !, par accepter ; Edward Norton, lui, se cache derrière la petite moustache du méchant). Les méthodes employées sont calculées, chronométrées, méticuleuses mais ne nous arrachent ni de larges exclamations pleines d’étonnement ni ne provoquent le moindre tressautement de surprise.

Résumons : les personnages et leurs relations sont fades, l’histoire est terne et surtout le spectateur passif. C’est bien fait mais c’est vain. La suite de ces aventures est prévue avec la même équipe : The brazilian job. Sans moi…