The third murder

Hirokazu Kore-Eda, 2017 (Japon)

Habitué des sélections cannoises et lauréat de la palme d’or en 2018 (Une affaire de famille), Hirokazu Kore-Eda est connu pour son cinéma intimiste et presque documentaire dans son approche, aussi est-il moins surprenant qu’il n’y paraît de le voir dans The third murder s’aventurer dans le registre du film policier. Oh rassurez-vous, rien à voir avec un thriller haletant dans lequel un policier incroyablement tenace, pourchasse un tueur fourbe et rusé à travers un décor urbain glaçant et impersonnel. Continuer la lecture The third murder

JSA (Joint Security Aerea)

Park Chan-wook, 2000 (Corée du Sud)

Pour enquêter sur des meurtres à la frontière entre le Nord et le Sud de la Corée, et afin d’éviter qu’une guerre n’éclate entre les deux sœurs ennemies, la commission de supervision des nations neutres (NNSC) mandate deux officiers sur les lieux, un Suédois et une Suisse Continuer la lecture JSA (Joint Security Aerea)

Memories of murder

Bong Joon-ho, 2004 (Corée du Sud)


Dans Memories of murder, comme deux ans plus tard dans The host, Bong Joon-ho fait preuve d’un habile savoir-faire. Sa narration est fluide, sa réalisation maîtrisée et les sujets choisis exaltants pour la vision qu’ils offrent de la Corée. Memories of murder repose sur une intrigue policière simple, mais, cru et étonnant, il s’inscrit parmi les meilleurs films du genre. Continuer la lecture Memories of murder

Si tu tends l’oreille (Mimi wo sumaseba)

Yoshifumi Kondo, 1995 (Japon)


Quand Benjamin nous a proposé d’écrire sur un film pour fêter les dix ans de ce blog, j’ai pensé à ces marqueurs qui constituent, pour chacun d’entre nous, les étapes-clé de la construction d’une cinéphilie. Pour moi il y eut par exemple Bresson : le premier qui me fit découvrir qu’on pouvait aimer le cinéma ancien sincèrement, intensément, et non avec ce froid respect culturel, comme on le fait au musée, le doigt sur le menton… Il y eut aussi Devdas (Bhansali), qui me fit retoucher du doigt une sensation d’émerveillement total, que je pensais à jamais enterrée avec l’enfance, et dont j’avais en quelque sorte fait le deuil. Ou encore Jambon Jambon (Lunas), vu jeune adolescent, qui me fit comprendre que l’excitation érotique au cinéma n’était pas ce plaisir coupable dont le film serait l’hypocrite excuse, mais l’une de ces choses intimes et essentielles qu’un cinéaste, qui n’a qu’une vie, a pour première urgence de nous transmettre… Continuer la lecture Si tu tends l’oreille (Mimi wo sumaseba)