Underworld

Len Wiseman, 2003 (États-Unis)


Le premier plan est d’une esthétique gothique parfaite. Sur une hauteur de clocher, l’air sévère, la vampire surplombe la ville, les cheveux sur le visage et le manteau flottant comme une cape. Les éléments architecturaux baroques et neo-gothiques (ceux de Budapest qui jamais n’est citée) valorisent ce théâtre d’aventures. Il fait nuit et il pleut à verse. Le chiroptère de Gotham, vu par Christopher Nolan, adopte la même position dans Batman begins (2005), l’ambiance est celle de The crow d’Alex Proyas (1994), l’action à suivre rappelle Matrix des frères Wachowski (1999). Continuer la lecture Underworld

Vampyr

Carl Theodor Dreyer, 1932 (France)

Entre le royaume créé par Friedrich W. Murnau dans lequel les ombres rampent menaçantes (Nosferatu, 1922) et le petit théâtre gothique de Tod Browning (Dracula, 1931), le Danois Carl T. Dreyer, aidé de son acteur mécène Nicolas de Gunzburg, saisit sur pellicule un lointain vaporeux où vampires et esprits se meuvent en silence. Continuer la lecture Vampyr

Les prédateurs (The hunger)

Tony Scott, 1983 (États-Unis)

Prédateurs-Hunger-Bowie-Deneuve-Scott

Les contre-jours et partout la lumière diffuse, les longs rideaux et les persiennes dans de nombreux plans, ce bleu qui domine quelques scènes, de même les profondeurs de champ dans les décors néo-classiques, toute l’ambiance visuelle de ce premier film de Tony Scott rappelle Blade runner (1982). C’est encore le cas des volutes de fumée ou d’autres allusions aux polars noirs américains (la tenue de Bowie à l’hôpital, imper et chapeau). Jusque dans les associations symboliques puisqu’on trouve des colombes dans la pièce où Miriam entrepose les cercueils de ses anciens amants (dans une des dernières scènes de Blade runner, Roy tient une colombe avant de mourir).

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