Le quai des brumes

Marcel Carné, 1938 (France)

Le Quai des brumes c’est un port de l’angoisse. Le brouillard partout présent empêche d’avancer. Au Havre, dans la ville et ses vagues alentours, qu’ils y arrivent ou qu’ils s’y trouvent, personne n’en sort. Si une place a bien été réservée sur un cargo en partance pour le Venezuela, elle reste désespérément vide au départ. Dans les rues, la nuit, on suit un déserteur et une fugueuse, piégés sur les pavés mouillés, coincés par tous les dangers. Les petites frappes intimident, mais tant qu’elles ne sortent pas leurs flingues, elles n’inquiètent pas tant. Peut-être moins que cette figure sombre, scolopendre menaçante…

Cet article figure dans son intégralité dans la revue Zoom Arrière n°10 sur le cinéma français des années 1930. Parution printemps 2026.

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